Louis Thomas
D'Hoste

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Marbre, pierre, bronze et bois

Ses œuvres

L'esprit et la pierre

Sculpture en pierre rose de Louis Thomas d'Hoste Enigme de sable

L'esprit et la pierre

Le minuscule atelier de Thomas-d’Hoste, caché au fond d’un jardin habité de sculptures, a tout du lieu retranché. L’espace est si mesuré que seul l’escabeau sur lequel repose le bloc informe consent à partager l’espace avec le maître des lieux. Nul chauffage, même au cœur de l’hiver. Le dépouillement, ici, n’a rien d’ostentatoire. Il est le reflet d’un homme de la lignée des bâtisseurs de cathédrales pour qui le sentiment du beau est indissociable d’un certain ordre intérieur, qui patiemment a appris que ce qui élève passe par la rigueur, que le tribut à payer est souvent un combat jamais achevé pour retrouver l’harmonie, la paix intérieure. Dialogue ici-bas avec l’au-delà, l’œuvre ne livre qu’avec parcimonie son mystère. Elle enchante par la perfection de ses formes, mais sous le poli si soyeux du marbre quel combat tait son âpreté, dont on ne perçoit symboliquement que la poussière qui jalonne le sol. Cette poussière lumineuse d’étoiles échappées du ciseau pour que la métamorphose advienne.

Visite du patrimoine madame de cental Exposition dans son atelier

Ses œuvres

Homme d'esprit

Louis Thomas-d’Hoste est un « homme d’esprit ». Il vit dans sa tête, c’est là qu’il voyage, qu’il découvre le monde, le parcourt, l’étudie. Il en perçoit les forces cachées, les conflits, les beautés. En lui, s’affrontent le Bien et le Mal, se conjuguent le Féminin et le Masculin, la Nature et la Civilisation, le Yin et le Yang, la Vie et la Mort. En lui, c’est-à-dire aussi dans ses oeuvres puisqu’elles ne font qu’un avec lui-même.

Dans ses formes, apparaissent les antagonismes qui fécondent la matière, ces oppositions éternelles et mystérieuses qui engendrent la force de la vie et l’énergie qui nous a créés. Dans certaines sculptures, ces forces opposées se rencontrent sur la surface même de la pierre pour composer par leur rapprochement même un tout que symbolise la forme ronde. Le monde et ses tendances contradictoires se rassemblent dans l’unité première. Ailleurs, c’est au centre de l’œuvre que nous découvrons, comme au cœur d’une fleur, l’essence du mystère. Une clarté apparaît, complexe et évidente, résumé subtil de notre univers.

Petit à petit, au fil des œuvres, la réflexion se précise. Au centre de la sculpture, la percée, jadis évidente, se fait plus complexe. On entre dans le mystère du monde et de la vie et plus on y pénètre, plus la complexité du monde apparaît entière.

C’est par une fente infime que l’on aperçoit la présence cachée de la vie et que sa palpitation nous devient perceptible.

Louis Thomas-d’Hoste est dans la lignée de ces artistes du XX° siècle qui ont découvert que l’art est un moyen non de comprendre le monde, mais de le percevoir. Sa recherche sans cesse poursuivie est une quête inlassable qui le mène vers une intelligence toujours plus grande des forces qui nous régissent. Il nous invite à l’accompagner sur ce chemin difficile où tous nos sens seront sollicités et où chacun pourra, à sa mesure, faire ses propres découvertes.

Francis VILLADIER

Conservateur en Chef du Patrimoine

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